15 JUL 2009 General News Paris, France

Bolt promet quelque chose de spécial à Paris

Usain Bolt at the pre-meeting press conference (15 July) for the Meeting Areva, the fourth fixture of the ÅF Golden League 2009 (Fri 17 July) (Jiro Mochizuki (Agence Shot))Usain Bolt at the pre-meeting press conference (15 July) for the Meeting Areva, the fourth fixture of the ÅF Golden League 2009 (Fri 17 July) (Jiro Mochizuki (Agence Shot)) © Copyright

Depuis les derniers Jeux Olympiques, on a souvent dit que la popularité d’Usain Bolt transcendait l’athlétisme. Près de 150 journalistes ainsi qu’environ 12 équipes de télévision, tous amassés dans la salle de conférence au 11ème étage de l’hôtel Pullman Paris Tour Eiffel, en étaient la preuve mercredi 15 juillet.

Lors de la conférence de presse du meeting Areva, quatrième manche de la Golden League 2009, nous avons été témoins d’un rassemblement de journalistes dignes de ceux que nous avions l’habitude de voir à l’époque de Carl Lewis ou de Michael Johnson. Même l’intéressé en question est apparu quelque peu surpris.

Avez-vous déjà vu un tel rassemblement de journalistes auparavant, a demandé l’organisateur de la conférence de presse ?

« Non. Il y a aujourd’hui plus de média que ce que j’ai pu voir lors d’autres meetings depuis Pékin. »

Bolt, qui doit courir le 100m ici à Paris ce vendredi, va participer pour la première fois à une réunion d’athlétisme sur la piste du Stade de France. Il n’était cependant pas pour autant inquiet.

« J’étais ici lors des mondiaux de 2003 quand j’avais 17 ans. Je n’avais pas pris part aux épreuves, mais j’étais resté au village et Paris avait été une belle expérience. Je suis impatient de courir et si la météo reste identique on devrait avoir droit à quelque chose de spécial, » a-t-il indiqué.

« Spécial ? » a demandé un journaliste
« Oui, quelque chose de spécial, » Bolt a répondu.
« Je suis venu ici pour que les spectateurs passent un bon moment, qu’il voit ma personnalité et qu’ils aient droit à du spectacle. Je me nourris de l’énergie du public. »

Les questions se sont alors tournées sur son départ et plus précisément la faiblesse de son départ.

« Oui, je peux m’améliorer. J’ai étudié la course d’Ostrava (le 17 juin, il court le 100m en 9.77 avec un vent favorable de 2.1m/s) avec mon entraîneur (Glenn Mills) et nous avons travaillé cette phase là de la course. J’ai simplement besoin d’un bon départ voir moyen et ma course sera nettement meilleure. »

Qu’est-ce que Coach Mills vous a dit à propos des 9.77 de Tyson Gay courus à Rome la semaine dernière ?

« Nous n’avons pas vraiment évoqué cette course. Coach Mills m’a simplement demandé en quel temps je comptais courir ici. Il a donc confiance en moi et en ce que je peux faire. Mais je suis cependant toujours confiant et c’est le plus important sur la piste. Même si je perds, je reste confiant. J’analyse ma course et je rebondis. Mon coach m’a toujours dit, il faut apprendre à perdre avant d’apprendre à gagner. Et en plus je n’ai peur de personne, quel que soit le temps réalisé. »


Alors, et à propos de Berlin ? Quelle importance à cette compétition pour vous?


« C’est très important. J’ai pris l’argent lors des derniers mondiaux et je travaille donc dur pour avoir l’or cette fois-ci. Cela sera une marche supplémentaire pour devenir une légende. Je veux aussi prouver que Pékin n’était pas unique. »

Vous avez couru 19.59 sous la pluie à Lausanne (vent défavorable de 0.9m/s), que pensez-vous courir à Berlin ?

« Je n’ai pas encore commencé mon entraînement sur le 200m. Cela va être très intense à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’à Berlin. C’est pour cela que j’ai couru aussi vite à Lausanne parce que si j’avais été plus lent l’entraînement serait beaucoup plus intense après le meeting de Londres (le 24/25 juillet), » a expliqué Bolt en souriant.

Et le 400m alors ?
« Si mon coach arrive à me convaincre de courir cette distance, je le ferai, mais pour l’heure je ne le souhaite pas. C’est trop dur pour moi et cela me fait mal. »

Enfin, si l’on parle de votre retraite, qu’allez vous faire, allez-vous rester dans l’athlétisme ?

« Non je ne crois pas que je vais me reconvertir en entraîneur. Quand il sera temps de prendre ma retraite, j’en aurai alors fini avec ce sport. Je créerais une entreprise et je mettrais mes pieds sur mon bureau.

Peut-être pas si Coach Mills prend part à cette entreprise !

Chris Turner pour l’IAAF