02 MAY 2014 General News Taicang, China

Garcia set to stand the test of time at Taicang 2014

Jesus Angel Garcia at the Taicang 2014 press conference (Getty Images)Jesus Angel Garcia at the Taicang 2014 press conference (Getty Images) © Copyright

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If race walking needed a better spokesman for the discipline, it’s unlikely that it could do better than the eloquent and entertaining Jesus Angel Garcia, who will be contesting his 11th IAAF Race Walking World Cup when he stands at the start of the 50km event in Taicang on Saturday (3).

Nevertheless, the 44-year-old Spaniard still found time on the day before his competition to speak to the media, reflect on his career and provide some thoughts on the state of his section of the sport.

As the only ‘survivor’, as he put it, competing in Taicang that also raced when the Cup was last held in China, in Beijing 19 years ago, he could have taken the opportunity to talk about the good old days; instead he looked enthusiastically into the future.

“Race walking and its rules have evolved a lot in the 20 years or so I have been involved in the sport. Indeed, if you look back 40 years, times have changed.

“Looking at the 50km, my event, the athletes are walking so much faster than they were before so it is appropriate that we have the technology to enforce the rules.

“How to judge accurately and fairly, so that every walker in a race is subject to the same interpretation of the rules, has become somewhat problematic because the event is a technical one but technology can help us, such as GPS devices, and I welcome other ideas that will help us progress.”

“I think we (race walkers) have to change with the times, like other sports such as triathlon.”

As Garcia was speaking at the traditional press conference ahead of the 26th edition of the IAAF World Race Walking Cup, outside the Taicang Library there was a local event for youth and junior walkers taking place with an innovative new ‘pit stop’, which saw athletes who had received a certain number of yellow cards receive a time penalty, rather than being disqualified.

The rules have still to be ratified for international competition and will be discussed by the IAAF Race Walking Committee in Taicang on Monday (5).

“However, whether rules like this are ultimately adopted or not, I think it shows that the IAAF is open to new ideas to make the sport more attractive,” said IAAF competitions director Paul Hardy.

“I personally like this idea as it is easy for young race walkers to get discouraged if they are disqualified and shown red cards too frequently. We are also looking at other technology-related innovations that will help broaden the appeal of race walking and assist with the implementation of the rules.”

Garcia might even be around to be test them out himself.

“I guess I’m the Peter Pan of race walking, eternally young,” he joked. “Perhaps one day I’ll wake up and realise that I’m old but I haven’t yet. I love this sport, that’s what has kept me competing for more than 20 years, race walking and athletics in general is in my veins.”

Garcia also likened himself, with a big smile, to the rock and pop legend Mick Jagger, mainly due to still being at the top of his profession after a long career rather than his singing ability.

However, he was happy to hum a refrain from another veteran music icon Bob Dylan, and provide race walking-orientated lyrics to the latter’s famous 60s ballad The Times They Are a Changin’.

Phil Minshull for the IAAF


Garcia à l’épreuve du temps lors de Taicang 2014

Si la marche athlétique se cherchait un porte-parole idéal pour la discipline, gageons qu’elle aurait bien du mal à trouver quelqu’un de plus indiqué pour le rôle que Jesus Angel Garcia, réputé pour ses bons mots et son caractère enjoué. Garcia s’aligne ce samedi (3) au départ du 50km à Taicang, pour ce qui sera sa onzième participation à une Coupe du monde de marche de l’IAAF.

À la veille de la compétition, l’Espagnol, 44 ans, a pris le temps d’aller à la rencontre des journalistes pour revenir sur sa carrière, et exposer son point de vue sur sa discipline au jour d’aujourd’hui.

En sa qualité de “dernier survivant”, selon sa propre expression, parmi tous ceux qui avaient concouru lors de la dernière fois que la Coupe du monde était organisée en Chine, voilà 19 ans, il aurait pu saisir cette opportunité pour revenir sur le “bon vieux temps”, mais a préféré, bien au contraire, se projeter avec enthousiasme dans l’avenir.

“La marche athlétique et ses règles ont énormément évolué au cours des quelque vingt années depuis que je suis impliqué dans ce sport. Et si on se reporte encore plus loin en arrière, disons quarante ans, les différences sont encore plus criantes.

“Dans ma spécialité par exemple, le 50km, il est évident que les marcheurs vont beaucoup plus vite de nos jours, et il est donc tout à fait approprié que nous fassions appel à la technologie pour faire respecter le règlement.

“Il est certes complexe de juger de manière exacte et équitable tous les marcheurs d’une même course parce qu’il s’agit d’une discipline technique, mais la technologie - les appareils GPS en particulier - peut nous venir en aide, et je suis vraiment ouvert à toutes les nouvelles idées qui pourront nous aider à progresser.

“Je pense que nous, marcheurs, devons changer avec le temps, à l’image d’autres sportifs, tels que les triathlètes.”

Alors même que Garcia s’exprimait au cours de la traditionnelle conférence de presse qui précédait la 26e édition de la Coupe du monde de marche de l’IAAF, il se déroulait, devant la bibliothèque municipale de Taicang, une épreuve locale réservée aux cadets et juniors qui incorporait une mesure règlementaire test innovante : un “arrêt aux stands” imposé aux athlètes ayant écopé d’un certain nombre d’avertissements, qui étaient ainsi pénalisés par une sanction au niveau du chronomètre, plutôt que par une disqualification.

Ces règles ne sont pas à date ratifiées pour la compétition internationale, mais elles seront examinées par le Comité de marche de l’IAAF lors d’une réunion à Taicang, lundi (5).

 

“Quelle que soit l’issue des débats autour de ces propositions de nouvelles règles, pour moi, je pense que cela démontre surtout que l’IAAF est ouverte à toute nouvelle idée pouvant rendre notre sport plus attrayant, a déclaré à ce propos Paul Hardy, le directeur des Compétitions de l’IAAF.

“Personnellement, c’est une idée qui me plaît parce qu’il peut être très décourageant pour un jeune marcheur de se voir disqualifier de plusieurs courses. Nous nous penchons aussi sur d’autres innovations technologiques qui pourraient contribuer à élargir l’attrait de la marche athlétique et à en faire respecter les règles davantage encore.”

Et qui parierait contre le fait que Garcia pourrait toujours être là pour mettre lui-même à l’épreuve ces diverses nouveautés ?

“Oui, je suis peut-être bien le Peter Pan de la marche – celui qui ne vieillit jamais, a-t-il dit en éclatant de rire. Il arrivera sans doute que je me réveille un jour en me sentant vieux, mais ce n’est pas encore le cas, ça c’est certain. J’adore cette discipline, et c’est cette passion qui me motive depuis plus de vingt ans : la marche, et l’athlétisme de manière générale, j’ai vraiment ça dans la peau ! ”

Garcia a aussi plaisanté en se comparant au légendaire rocker Mick Jagger, mais, s’est-il empressé de préciser, plus pour le fait qu’il soit toujours, après une si longue carrière, au plus haut niveau, plutôt que pour ses talents de chanteur !

Il ne s’est toutefois pas fait prier pour fredonner le refrain d’un morceau célèbre d’une autre icône de la musique, le vétéran Bob Dylan, qui chantait dans les années 60 sa fameuse ballade The Times They Are a-Changin’.

Les temps changent. En marche athlétique comme ailleurs…

Phil Minshull, pour l’IAAF