19 AUG 2014 Press Release Monaco

IAAF anti-doping Q&A video – your questions answered

Doping control samples (Getty Images)Doping control samples (Getty Images) © Copyright

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The International Association of Athletics Federations (IAAF), which historically has been at the forefront of the fight against doping in world sport, has today published a video interview and transcript with one of the world’s leading campaigners in this area.

This ground-breaking initiative has been undertaken to better explain the fundamental structures and ethos behind the IAAF’s world-leading anti-doping programme.


Download full transcript of interview

IAAF Council Member Abby Hoffman, who is a long-standing member of the IAAF Medical and Anti-Doping Commission, took time out during the recent IAAF World Junior Championships, Oregon 2014 to give an exclusive interview in which she answered many of the key questions concerning the IAAF anti-doping programme.

A former international athlete, Hoffman competed at four Olympic Games and reached the finals of the 800m in 1968 and 1972. She won Commonwealth gold in 1966 and twice won the Pan-American title. After retiring from competition in the 1970s, Hoffman has been heavily involved in building Canada’s anti-doping structure and has become a passionate authority on anti-doping internationally.

Last November on behalf of IAAF President Lamine Diack, Hoffman delivered a strong statement about the IAAF’s view of the new WADA code to the 2013 World Conference on Doping in Sport, organised by the World Anti-Doping Agency (WADA) in Johannesburg.

“I've always been conscious of the fact that, no matter how few people do it, doping undermines the integrity of the sport,” she said. “It makes sport a miserable place for those who abide by the rules.

“As an international sporting body, the biggest focus for the IAAF is on our testing programme. We have one of the most – if not the most – comprehensive programmes in the world.

"We test athletes at major events, but in-competition testing is just the tip of the iceberg. One of the most important features of the programme is the biological passport, whereby blood samples are stored which are analysed and profiled over a period of time.”

Hoffman explained how the profiling – which was previously focused on detecting substances used mainly by endurance athletes – has now improved.

“The first focus on biological profiling was to look at blood samples and abnormalities, which was very useful for endurance events,” she said. “With scientific capabilities now, we have moved on to assess steroid profiles in athletes. It means we're now able to look at power and sprint events in the same way.

“The use of the biological passport and profiling means we're able to shift the focus from searching for substance use to looking at the impact of using a doping agent. This has really changed the world of detection in a dramatic way.”

One of the other recent innovations used to great effect by the IAAF has been the retesting of past samples.

“It’s a really important innovation,” said Hoffman. “The IAAF has maintained samples of all medallists from major events since 2005. As testing science improves, we're going back to test samples that originally tested negative and with our new technology we’re getting new results. So far it has been very successful and 15 athletes have been charged with doping infractions based on retesting of samples.

“It means that just because an athlete might not get caught today, they won’t have the assurance that they won't get caught in the next decade.”

The new WADA code will increase the statute of limitations from eight to 10 years, which is useful for the retesting of samples. There will be other changes to the code too, as Hoffman explained.

“WADA has to balance the interests of many sports federations,” said Hoffman. “Sometimes the concern is that WADA puts the watermark too low for our appetite, but on the other hand they are receptive. We lobbied very hard for the new four-year penalty for significant doping offences which will come into effect in January 2015.”

Hoffman also commented on one recent high-profile case in which US sprinter Tyson Gay had his ban reduced after assisting the authorities by providing crucial information.

“This was a case where an athlete was apprehended. There was no question; he admitted it,” said Hoffman. “But he did offer significant and substantial assistance that we know has led to the apprehension of other athletes and it will lead to action being taken against other individuals, non-athletes.

“There's a trade-off. If we want to get intelligence and inform that will help us better manage and curtail doping, then we have to bite our tongue and hold our nose and a guy like Tyson Gay will get a reduced penalty. You can always look at one case and find things to pick holes in, but if you look at the whole landscape, you get a different view.”

In a final comment, Hoffman was keen to underline the simple reason why athletes should refrain from doping.

“You get into the sport because you love it,” she said. “That's the ethic that should underpin what you do.”

IAAF


Vidéo entretien de l’IAAF sur la lutte antidopage – les réponses à vos questions

L’Association Internationale des Fédérations d'Athlétisme (IAAF) a toujours été à la pointe de la lutte contre le dopage au sein du monde sportif. Dans cet esprit d’innovation, elle met aujourd'hui en ligne la vidéo d’un entretien réalisé avec l’un des porte-parole dans ce domaine.

Cette initiative est une démarche pédagogique qui vise à mettre en lumière la structure et la philosophie qui sous-tendent le programme mondial de lutte contre le dopage.

La Canadienne, Abby Hoffman, membre du Conseil de l’IAAF mais également de la Commission Médicale et Antidopage depuis de longues années, a pris le temps de répondre à un certain nombre de questions fondamentales concernant le programme antidopage de l’IAAF lors d’un entretien exclusif réalisé pendant les récents Championnats du monde Juniors - Oregon 2014.

Athlète de niveau international, Abby Hoffman a participé à quatre éditions des Jeux olympiques et atteint la finale du 800m en 1968 et 1972. Elle a remporté l'or des Jeux du Commonwealth en 1966 et décroché le titre panaméricain à deux reprises. Après s'être retirée de la compétition dans les années 1970, elle s’est beaucoup investie dans la lutte contre le dopage au Canada et est devenue une autorité en la matière.

En novembre dernier, lors de son intervention dans la cadre de la Conférence internationale sur le dopage dans le sport 2013, organisée à Johannesburg par l'Agence mondiale antidopage (AMA), Abby Hoffman avait exprimé la position très ferme de l’IAAF et de son président Lamine Diack, concernant le nouveau code mondial de l’AMA.

“J'ai toujours été consciente du fait que le dopage portait atteinte à l'intégrité du sport et ce, quel que soit le nombre de personnes impliquées, a-t-elle déclaré. Cela fausse les règles du jeu et fait du sport une zone de non droit pour tous ceux qui en respectent les principes.

“En tant qu’instance sportive internationale, c’est sur son programme de contrôles que l'IAAF fait porter le maximum d’efforts et nous avons l’un des meilleurs programmes au monde, si ce n’est le meilleur.

“ Nous contrôlons les athlètes lors des manifestations principales, mais les contrôles en compétition ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Une des facettes les plus importantes du programme est le passeport biologique, qui comprend le stockage d’échantillons sanguins qui sont analysés et suivis au fil du temps.”

Hoffman a expliqué comment le profilage – qui se focalisait jusqu’alors sur la détection de substances utilisées principalement par des coureurs d’endurance – s’est maintenant amélioré.

“La première focalisation sur le profilage biologique consistait à examiner les échantillons sanguins et détecter d’éventuelles variations anormales, ce qui était très utile pour les épreuves d’endurance, a-t-elle dit. Forts des capacités scientifiques que nous possédons maintenant, nous en sommes arrivés désormais à évaluer les profils stéroïdiens des athlètes. De fait, nous pouvons désormais examiner les épreuves de puissance et de sprints de la même manière. 

“Le recours au passeport biologique et le profilage signifie que nous sommes à même de passer de la recherche de l’usage de substances interdites à celle de l’impact de l’usage d’un agent dopant. Cela a changé de manière dramatique l’univers du dépistage de produits dopants.”

Une des autres innovations récentes utilisée de manière très efficace par l’IAAF est le recontrôle d’échantillons prélevés dans le passé.

“C’est vraiment une innovation importante, dit Hoffman. L’IAAF a conservé des échantillons de tous les médaillés d’épreuves majeures depuis 2005. A mesure que la science des contrôles progresse, nous allons contrôler des échantillons qui ont testé négatif à l’époque de leur contrôle initial, et, avec nos nouvelles technologies, il arrive que nous obtenions de nouveaux résultats. Cette technique nous a déjà valu de grands succès, et 15 athlètes ont été condamnés pour des infractions aux règles antidopage, sur la base d’échantillons recontrôlés.

“Cela signifie que, même si un athlète qui a triché ne se fait pas prendre aujourd’hui, il ne pourra jamais être certain qu’il ne sera pas démasqué au cours des dix années à venir.”

Le nouveau Code de l’AMA va augmenter le statut des limites de contrôles, la faisant passer de huit à dix ans, ce qui est utile pour le recontrôle des échantillons. D’autres modifications vont également être apportées au Code, comme l’explique Hoffman :

“L’AMA doit prendre en compte les intérêts d’un grand nombre de fédérations sportives, a dit Hoffman. Parfois, on peut s’inquiéter que l’AMA ne place la barre trop bas par rapport à nos souhaits propres, mais d’un autre côté, c’est une instance très réceptive à ce qu’on peut lui dire. Nous avons ainsi fait beaucoup de lobbying pour la nouvelle pénalité de quatre ans de suspension pour les infractions sérieuses aux Règles antidopage, une modification qui prendra effet à compter de janvier 2015.”

Hoffman a également commenté un cas récent qui a fait les gros titres, lorsque le sprinteur américain Tyson Gay a vu sa suspension réduite après qu’il ait assisté les autorités en leur fournissant des informations cruciales.

“Il s’agit là d’un cas où un athlète avait été appréhendé. Il n’y avait aucune question par rapport à sa culpabilité, car il avait lui-même avoué, dit Hoffman. Mais il a offert une assistance significative et substantielle qui, nous le savons, a amené à l’appréhension d’autres athlètes et va mener à la prise d’actions contre d’autres individus, non-athlètes.

“Il y a un marché à accepter à ce niveau. Si on veut recueillir des informations qui pourront nous aider à gérer et limiter le dopage, alors il nous faut parfois nous forcer à ne rien dire et nous tenir le nez, et accepter qu’un type tel que Tyson Gay voie sa sanction réduite. Il est toujours possible de trouver des failles dans un système, sur la base de cas précis, mais si on regarde le paysage dans son ensemble, on en arrive à un point de vue différent.”

Hoffman a conclu en soulignant la raison simple pour laquelle les athlètes devraient se tenir loin du dopage.

“Vous vous investissez à fond dans un sport parce que vous l’aimez. C’est là l’éthique qui doit sous-tendre tout ce que vous faites.”

IAAF